Le calme de la surface du lac,
Limpide et serein,
S'écoulait en une longue méditation,
Vers la mer accueillante…
L'eau collait au relief,
Epousait ses formes,
Et le sol soaul,
Laissait le liquide ruisseler,
Plate-forme réflechissante.
Une brise lègère,
Venait à caresser les flots,
Vaguelettes définies et précises,
S'évanouissantes dans la masse aquatique.
Le vent se leva,
Et l'écume se fracassait contre les rives,
Est et Ouest,
Se disloquant avec un bruit éloquant.
Sur les plages,
Le bruit d'une page qu'on déchire,
Semblait à présent celui d'un sablier,
Amplifié par le verre brisé…
Alors que la météo donnait l'impression de se déchainer,
D'un coup de baguette magique,
S'immobilisa dans sa posture,
Et les humeures se dissipèrent…
Le lac devint d'huile,
Le soleil statique continuait sa course,
Et les quelques aventuriers,
Pensaient en une manifestation surnaturelle;
Un nageur découpa le lac en deux,
Laissant la trace de son passage….
L'écureuil descendit de l'arbre,
Adhérence en cette croyance,
Et arriva aux berges de cette bergerie de poissons,
Etonnés de voir un écureuil,
Pareil à un chef d'orchestre,
Paralyser le temps et les consciences….
Les oiseaux prirent peur de cette manifestation,
Soufflaient la rumeur de sa déraison,
Et se mutinaient derrière cette façon,
Sous le bon prétexte qu'à la Nature on ne fait pas de leçon !
Combat interne de cette décision,
Il se distinguait par sa façon d'être en relation,
Et s'avança encore plus prés de l'eau,
Semblant devenir son propre bourreau;
Un signe approcha,
Refus du conceil de venir à lui pareil,
Et le porta sur son dos,
Et se dirigèrent vers les abysses de l'eau.
Le file de sa bienséance,
Connaissait son échéance,
Et ils arrivèrent prés du tourbillon,
Voulant trouver solution,
Des quantités de disparitions…
L'écureuil n'écoutait plus sa raison,
Et sauta à l'eau en pleine dépression,
Afin de colmatter cette fuite,
Qui aspirait leur monde au cauchemar…
Il se fit avaler par ce trou noir,
Et commençait une chutte vers le désépoir,
Gardant à la main cette poire.
Le nœud de l'univers avait été malade,
Et en attendant une solution,
Ils descendit dans les entrailles du lac,
Et donna à manger au glouton,
La poire en une servante façon!
La première étoile ne fut donc pas aspirée,
La foule devint inspirée,
Et cette action était inespérée…
Le lac n'épuisait plus le ciel,
L'ordre des choses revint essentiel,
Et chaque jour quand on trinque maintenant on se regarde dans la prunelle…
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